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mercredi 12 novembre 2014

Dans la salle de bain avec Renée Vivien

    « Prolonge la nuit, Déesse qui nous brûle !
       Éloigne de nous l’aube aux sandales d’or.
       Déjà, sur l’étang, les vertes libellules
    Ont pris leur essor.
       Tes cheveux, flambant sous l’ombre de tes voiles,
       Atthis, a gardé le feu rouge du jour.
       Et le vin de fleurs et le vin des étoiles
    M’enivrent d’amour.
       Nous ne savons pas quelle aurore se lève
       Là-bas, apportant l’inconnu dans ses mains…
       Nous tremblons devant l’avenir, notre rêve
    Craint les lendemains.
       Je vois la clarté sous mes paupières closes,
       J’étreins vainement la douceur qui nous fuit.
       Déesse à qui plait la ruine des roses,
    Prolonge la nuit. »

Renée Vivien, Évocations, Alphonse Lemerre Éditeur, 1903, pp. 9-10.
























mardi 14 octobre 2014

Sappho-dominantes et gynarchistes

La chose du monde la plus ridicule, ma chère Aïcha, est de vouloir disputer sur les goûts des femmes, les contrarier, les blâmer ou les punir, s’ils ne sont pas conformes aux conventions sociales. Eh quoi ! Les hommes ne comprendront jamais qu’il n’est aucun principe qu’on puisse le supposer, qui ne soit le résultat de la sorte d’organisation que nous avons reçue de la nature : la gynarchie en fait partie et il faudra que les hommes s’y fassent. Cela posé, je demande de quel droit un homme ose exiger d’une femme, ou de réformer ses goûts ou de les modeler sur l’ordre social masculin ? De quel droit, même les lois, qui ne sont faites que pour le bonheur de l’homme, oseront-elles sévir contre les femmes qui ne peuvent, ni ne doivent se corriger, ou qui n’y parviendraient qu’aux dépens de ce bonheur que doivent lui conserver les lois ? Mais désirât-on même de changer les femmes, le peut-on ? Est-il en nous de nous refaire ? Pouvons-nous devenir autres que nous ne sommes ? Entrons dans quelques détails ; l’esprit que je te reconnais, Aïcha, te met à la portée de les entendre.

Si donc il existe une vraie société gynarchique dans le monde dont les principes choquent tous les préjugés admis dans les territoires machistes et patriarcaux, dont les règles de la suprématie féminine blessent la morale masculine, dont les fonctionnements matristiques et matrilinéaires outragent les religions de ces nations soit disant laïques, des femmes et des hommes qui vous paraissent, en un mot, libres et heureux d’être gynarchiste, non seulement il ne faut ni les sermonner, ni leur faire la guerre, mais il faut leur être utile, il faut contenter ses déesses de la gynarchie, anéantir tous les freins qui les gênent, et leur donner, si vous voulez être juste, tous les moyens d’y parvenir sans risque : c’est modestement l’objet de ce site.
 




















C’est dans le sein de la mère que se fabrique tout ce qui existe, c’est donc dans l’esprit des femmes que tout doit se décider. C’est à nous de choisir notre identité, la société dans laquelle on veut vivre et il est hors de question de rentrer dans le consensus de la suppression des différences, une femme ne vaut pas un homme, un être ne vaut pas un autre et c’est la singularité de chaque être, et qui plus est de chaque femme, qu’il faut célébrer.

Et moi, Mathilde Papillon si je suis comme tel, ma chère Aïcha, ce n’est pas un désir de monarchie mais le souhait de voir toutes les femmes célébrées par tous les sexes (femmes, transgenres, hommes), dans une sorte de société gynarchiste et libertaire. Je suis sûre et certaine, qu’elles auraient la capacité de sauver le monde si malmener par la gente masculine.

Quant à notre sexualité, ma chère Aïcha, je crois que la gynarchie est la garantie d’un orgasme maîtrisé et systématique, avec qui on veut, d’une jouissance masculine possible, que si, et seulement si, nous sommes parvenues à avoir la nôtre.

jeudi 15 mars 2012

Celles qui s'affichent "foot fetish" : Béa de Demi Mondaine


Béa la chanteuse du groupe rock Demi Mondaine

"Demi mondaine certes, mais complètement fétichiste" (Mathilde) Sic

lundi 27 février 2012

Une soirée qui change des habitudes



- Ma chère petite amie, dis-je, relève-toi donc. Arrêtes donc de me lécher la plante des pieds comme ça, tu me chatouilles. Je suis touchée par ton application, tu sais bien que je t’aime toujours et que la menace que je t’ai faite tout à l’heure n’était pas sérieuse. J’étais folle furieuse, il fallait faire un exemple. C’est pour ça que tu te trouves dans cette cage, sous la table basse. Tu veux en sortir ?


- Oh, oui ! Maîtresse ! je n’en peux plus d’être là-dedans, j’y suis à l’étroit, répondit Sylvia. Ouvrez-moi donc la porte, je vous en prie. J’approuve votre colère, la honte que je subis est bien méritée et vous êtes toujours très bonne avec moi.


- Allez ! Sors d’ici ! J’ai les pieds détendus grâce à toi, tu es une bonne soumise. Pour te signifier que la paix est conclue, repris-je, j’ai décidé de t’emmener avec moi à Liège. Une petite fête est organisée en l’honneur de la princesse Noémie. J’y suis conviée.


- Oh ! se réjouit Sylvia, je serais en effet très curieuse d’assister enfin, à une partie fine de ce genre. Je suis heureuse que vous ayez accepté de me choisir. D’habitude, vous y allez toujours avec Nan.
- Mais Nan n’est plus avec nous, elle est partie avec Leslie, qui me l’avait demandé contre Jessica, notre chauffeuse. Cette soirée te changera des cérémonies gynarchiques dont tu m’as régalée à Bruxelles, dans ce fameux Temple des Voluptés. En effet, remarquais-je, le cadre de nos plaisirs de cette nuit sera quelque peu singulier, puisqu’il s’agit de La Violette, l’hôtel de ville de Liège. Nous serons entre femmes avec leurs soumises.
- Superbe ! comme on va bien s’amuser, s’exclama Sylvia, mais est-ce que vous emmènerez toutes vos soumises ?
- Pourquoi pas ? Vous êtes toutes d’excellentes chiennes. Et les chiennes auront un rôle à jouer dans cette bacchanale.


À vingt-trois heures, mon véhicule arrivait devant la porte de la villa. La conductrice, Jessica, sortit pour ouvrir la portière arrière, pour qu’on y installât Rachel Meko, entre le siège avant et la banquette. Elle était esthétiquement bondagée, la cordelette rouge passant symétriquement sur son corps blanc. Toute nue et bâillonnée, elle ne pouvait bouger que péniblement les jambes.
- N’est-elle pas mignonne ainsi ? m’extasiais-je en riant. Allez ! On y va, je préfèrerais qu’on n’arrive pas en retard à cette superbe soirée.


La berline s’éloigna et Bruxelles ne fut plus bientôt qu’une immense lueur à l’arrière de leur route. Sylvia, assise à l’arrière, commençait à frôler les genoux de son ancienne condisciple, sa main s’insinuait dans ses dessous, mais je la repoussais doucement en lui disant :
- Pas encore ma chérie, nous aurons tout le loisir de nous émoustiller sous peu…


Me déchaussant comme mon amie, je piétinais la pauvre Rachel qui essayait d’attraper à la volée avec sa bouche, les quatre petits pieds agiles. Elle fut assaillie de toute part. Les orteils de Sylvia taquinaient la langue de la soumise et l’autre pied massait, puis compressait ses deux seins. Tandis que les miens s’insinuaient dans son sexe.

La voiture arriva devant l’hôtel de ville et stoppa au niveau du double escalier de ce bâtiment en brique rouge. Les passagères descendirent et aidèrent Rachel à en sortir. La façon dont elle était nouée lui permettait tout de même de se mouvoir avec difficulté. Nos quatre complices pénétrèrent dans la demeure par la porte sous les escaliers.
- Mais où allons-nous ? demanda Sylvia.
- Dans la crypte ! répondis-je en descendant les marches qui étaient éclairées par des bougies sur chacune d’entre elles. Jessica, fait attention à Rachel, tu vas la faire tomber !
- Excusez-moi Maîtresse, je vais l’aider. J’y tiens autant que vous.


En bas de l’escalier se trouvait un long corridor au bout duquel une lumière chaude venait les accueillir. Bientôt des clameurs, des cris, des gémissements et des rires frappèrent les oreilles des nocturnes licencieuses.
- Nos amies sont là ! remarquais-je, dépêchons-nous pour les surprendre.

Effectivement, au débouché de ce long couloir, les sapphiques virent un groupe d’une douzaine de femmes, toutes assises dans de somptueux fauteuils et canapés, avec un nombre égale de soumises, à genoux ou couchées devant elles. Lascivement, elles embrassèrent et sucèrent les pieds de leur maîtresse respective, à la lueur d’un immense lustre qui permettait de suivre les moindres détails de leurs ébats.


Moi, entraînant Sylvia, Jessica et Rachel, surgissait dans cette immense pièce voûtée en criant joyeusement :
- Nous voici !


Les vénérations cessèrent et toutes les dominatrices participantes vinrent embrasser les nouvelles arrivantes.
- Soyez les bienvenues, vous et vos amies, Mathilde, s’écrièrent les despotes. Vous êtes ici chez vous.
- Quelle est votre compagne joliment nouée avec ces liens ? interrogea une jeune femme dans une somptueuse robe de soirée.
- Je vous présente Rachel, fis-je, c’est moins qu’une domestique et je vous prierai de lui permettre, quant à présent, de demeurer sur cet autel. C’est mon cadeau pour la princesse Noémie. Je veux que vous vous en serviez comme bon vous semble, mesdemoiselles.

(La suite lorsque j'en aurais envie.)